Pourquoi j'ai créé Referys
Retour d'expérience : comment un constat terrain avec des conseillers immobiliers m'a poussé à créer un outil de gestion de réseau relationnel.
Le constat de départ
Je forme et accompagne des conseillers immobiliers indépendants depuis plusieurs années. Des mandataires de réseaux comme IAD, SAFTI, BSK, CapiFrance. Des gens qui bossent seuls, souvent depuis chez eux, et qui doivent tout gérer : la prospection, les visites, les compromis, l’administratif, le marketing, la relation client.
Et dans tout ça, il y a un truc qu’ils savent tous qu’ils devraient faire, et qu’ils ne font jamais correctement : entretenir leur réseau.
Ce n’est pas qu’ils n’en ont pas envie. C’est qu’ils n’ont pas le bon outil. Et sans outil, les bonnes intentions s’effondrent au bout de deux semaines.
Le classeur Excel qui finit aux oubliettes
La plupart des conseillers que j’ai formés ont mis en place, à un moment ou à un autre, un système de suivi. Ça commence toujours pareil : un fichier Excel, un classeur Google Sheets, parfois un carnet papier. Ils notent les noms, les numéros, les dates de dernier contact.
Ça tient une semaine. Deux, avec beaucoup de motivation. Puis la vie reprend : une vente se débloque, un nouveau mandat tombe, et le fichier de suivi passe à la trappe. Trois mois plus tard, le conseiller ne se souvient même plus du nom de la personne qu’il a aidée à acheter son appartement en janvier.
J’ai vu ce scénario se répéter des dizaines de fois. Avec des agents expérimentés, pas des débutants. Le frein n’est pas la motivation. C’est l’absence d’un outil conçu pour ce cas d’usage précis.
Pourquoi les CRM classiques ne marchent pas
Il existe des CRM immobiliers. Hektor, Jestimmo, et les généralistes comme HubSpot. Pourtant, aucun ne répond à ce besoin précis. Pourquoi ?
Ils sont conçus pour gérer des transactions, pas des relations. Un CRM classique suit un deal dans un pipeline. Une fois la vente signée, le contact sort du radar. Le CRM considère que le travail est fini.
Sauf que dans l’immobilier, c’est exactement l’inverse. Le vrai travail commence après la vente. Cet ancien client satisfait va parler de vous à ses collègues, ses voisins, sa famille. À une condition : qu’il se souvienne de vous comme “son conseiller immobilier”. Et pour ça, il faut rester présent. Pas envahissant. Présent.
Une grande part des mandats immobiliers vient du bouche-à-oreille. La profession le répète souvent, et presque personne ne l’exploite correctement. Les agents font de la pige, du porte-à-porte, du boitage, des méthodes qui marchent bien moins que la recommandation.
La règle des 6 touches
Le principe est simple : pour qu’une personne vous reconnaisse comme son professionnel de référence dans un domaine donné, il faut revenir vers elle à plusieurs reprises dans l’année.
6 touches. Pas 20, pas 2. Six contacts bien répartis sur l’année. Un message d’anniversaire, une actu du marché local, un petit mot aux fêtes, une info utile sur le quartier. Rien de commercial. Juste de la présence.
Quand le voisin de votre ancien client dit “Tu connais pas quelqu’un dans l’immobilier ?”, il faut que votre nom soit le premier qui lui vienne à l’esprit. Pas celui d’un concurrent qui a spammé 15 fois sa boîte mail.
C’est ça, le coeur de Referys.
Ce que fait Referys, concrètement
Referys est un outil de gestion de réseau relationnel. Pas un CRM. Un PRM : Personal Relationship Manager.
Le fonctionnement est simple :
Tu importes tes contacts. Anciens clients, partenaires (notaires, courtiers, artisans), prospects, proches. Tu les classes par catégorie : chaque catégorie a une fréquence de contact recommandée.
Chaque matin, l’appli te dit qui contacter. Trois personnes, pas plus. L’IA sélectionne les contacts les plus pertinents en fonction de la date du dernier échange et de la catégorie.
L’IA te génère un message personnalisé en 10 secondes. Pas un template générique. Un message adapté au contexte : un ancien client qui a acheté un bien il y a 8 mois, un partenaire notaire que tu n’as pas relancé depuis 3 mois, un prospect qui avait montré de l’intérêt en décembre.
Tu envoies en un tap via WhatsApp. Parce que les conseillers immobiliers vivent sur WhatsApp, pas sur leur boîte mail. Tout l’outil est pensé pour le mobile : trois clics maximum pour n’importe quelle action.

Pourquoi j’ai construit ça moi-même
Je suis consultant en visibilité Google & IA. Mon métier, c’est de repérer les freins concrets des TPE/PME et de construire des outils qui tiennent la route.
Ce projet, c’est parti d’une frustration récurrente : à chaque formation avec des conseillers immobiliers, le même sujet revenait. “Je sais que je devrais entretenir mon réseau, mais je n’ai rien qui m’aide à le faire.” Et moi, à chaque fois, je n’avais rien à leur recommander.
Alors en novembre 2025, j’ai décidé de le construire. Pas de le sous-traiter, pas de chercher un associé technique. De le faire moi-même, avec l’aide de deux personnes et des outils IA que j’utilise au quotidien.
Le moment le plus dur
Le plus compliqué n’a pas été la technique. C’est de s’assurer que tout s’imbrique et que l’outil reste simple.
Quand tu construis un produit, la tentation c’est d’ajouter des fonctionnalités. Pipeline vendeur, matching acquéreur, simulateur commercial, assistant IA… À chaque feature, tu te demandes : “Est-ce que ça résout encore le problème de départ, ou est-ce que je suis en train de construire un truc que personne ne va utiliser ?”
La règle que je me suis fixée : un conseiller qui ne peut pas faire l’action principale (contacter quelqu’un de son réseau) en trois taps sur son téléphone, c’est raté. Tout le reste est secondaire.
Le moment qui m’a convaincu
Les deux premiers emails de retour d’utilisateurs.
Pas des emails sollicités. Pas des réponses à un sondage. Des messages spontanés de gens qui ont testé l’outil et qui ont pris le temps d’écrire pour dire que ça correspondait exactement à ce qu’ils cherchaient.
Quand tu construis un produit en solo, tu doutes en permanence. Tu te demandes si le besoin auquel tu réponds existe vraiment en dehors de ta tête. Ces deux emails ont répondu à la question.
La suite
Referys est en ligne sur referys.com. Il y a un plan gratuit sans limite de durée pour tester avec ses 75 premiers contacts, et un plan Pro à 9 euros par mois pour ceux qui veulent aller plus loin.
Les premiers clients sont en onboarding en ce moment. L’objectif à 12 mois : 1 500 utilisateurs actifs mensuels.
C’est un side business aujourd’hui. L’ambition, c’est que ça devienne le business principal. Pas pour la rentabilité : parce que c’est le projet qui me motive le plus. Construire un outil qui aide concrètement des indépendants à mieux vivre de leur métier, ça me parle plus que de vendre du consulting à l’heure.
Et c’est complémentaire avec tout le reste. Mon activité de consultant IA, mes formations, mon agence NUNC, tout ça nourrit Referys, et Referys nourrit tout ça. C’est le même sujet vu sous des angles différents : comment la technologie peut simplifier la vie des gens qui bossent seuls.

Vous êtes conseiller immobilier indépendant et votre réseau dort dans un coin de votre téléphone ? Allez jeter un œil. Une question sur le projet ou sur la construction d’un SaaS avec l’IA ? Écrivez-moi. J’adore en parler.
Restez dans la boucle
Une lettre tous les quinze jours, pas plus. Je filtre le bruit à votre place, et je traduis ce qui reste en clair. Pas de jargon, pas de hype.
Votre adresse et votre métier partent chez Lumail, l'outil d'envoi de la lettre. Désinscription en un clic dans chaque email. Confidentialité
Articles similaires
Envie d'aller plus loin ?