Mes 3 rituels Claude Code, en accès libre et en français
Ouverture de session, clôture, mode bras droit : les trois skills Claude Code que j'utilise chaque jour, pourquoi je les ai créés et comment les installer.
Un skill, dans Claude Code, c’est une fiche de consignes que l’assistant charge au bon moment. Vous écrivez une fois la marche à suivre, il l’applique à chaque fois. J’en utilise beaucoup. Trois d’entre eux tiennent une place à part : ils ne font pas une tâche, ils cadrent toutes les autres.
Le point de départ : la fin de session
Tout a commencé par la fin.
À la fermeture d’une session de travail, il y a une série de gestes à faire. Lancer une revue du code. Lancer /simplify, la passe qui allège ce qui vient d’être écrit. Décider s’il faut écrire quelque chose dans la mémoire de l’assistant, ou pas. Mettre à jour la documentation du projet, et parfois celle d’un autre projet touché au passage.
Sur le papier, rien de compliqué. Dans la réalité, j’oubliais une fois sur deux l’un ou l’autre. Parfois les deux. Chaque fin de session me demandait un effort de réflexion : quel skill lancer, dans quel ordre, est-ce que cette décision mérite une mémoire. Résultat, des oublis en pagaille, des documents de projet qui décrochaient de la réalité, et un code moins propre d’une session à l’autre.
Le 24 juin 2026, j’ai écrit le premier rituel de clôture. L’idée est simple : je dis « on clôture », et l’assistant déroule la liste complète, sans que j’aie à m’en souvenir.
Rituel 1 : la clôture de session
Dans l’ordre, la clôture fait six choses.
- L’état des lieux : ce qui est fini, ce qui reste, les « je finirai plus tard » laissés en route. Puis le build et les tests, avec la sortie brute sous les yeux.
- Les passes qualité : revue du code, revue de réalité par un agent qui arrive sans contexte (ce qui marche vraiment, contre ce qui est annoncé fait), puis
/simplify. Ces passes sont briefées pour chercher la faille, pas pour valider. - Le scan des secrets avant tout commit : clés d’API, tokens, fichiers
.env, exports d’outils qui embarquent des clés en clair. Une seule occurrence arrête tout. - Git : commit de fichiers précis, jamais de tout le dossier d’un coup, puis push.
- La mémoire : ce qui mérite d’être retenu durablement, et la mise à jour du suivi de mes projets.
- Le récap, avec les points restés ouverts, avant que je valide la fermeture.
Rituel 2 : le mode bras droit
Le deuxième rituel est né d’une autre fatigue.
Chez Anthropic, plusieurs modèles cohabitent, et Claude Code propose un sélecteur : cette session, vous la voulez sur Opus, sur Sonnet, sur un modèle plus puissant encore ? En pratique, je ne savais pas répondre. Telle partie du travail mérite le gros modèle, telle autre non, et ce découpage change à chaque chantier.
S’ajoutaient les questions de validation. L’assistant me demandait mon accord sur des choix évidents, et la session s’arrêtait en attendant ma réponse.
Le 10 août 2026, j’ai écrit le mode bras droit. Je lui confie un chantier entier, et il se comporte comme un directeur technique délégué :
- il découpe le chantier en lots, chacun avec la commande qui prouve qu’il est terminé ;
- il confie les lots à des sous-agents, en choisissant pour chacun le modèle adapté au travail : un petit modèle pour un inventaire, un modèle intermédiaire pour un lot bien spécifié, le gros modèle pour ce qui demande du jugement ;
- il tranche seul les décisions évidentes et les note dans son bilan ;
- il s’arrête devant les portes : supprimer, merger, déployer, envoyer, publier, dépenser. Ces décisions-là me reviennent, toujours.
Ce qu’il m’a coûté avant d’être réglé
Le mode bras droit a eu un effet secondaire que je n’avais pas prévu. En mesurant mes sessions du 3 au 17 septembre, j’ai constaté que les sessions en mode bras droit représentaient 80 % de ma consommation totale, avec 21 sous-agents en moyenne par session. Ma consommation hebdomadaire avait triplé.
Le 17 septembre, j’ai ajouté un budget au rituel : au plus cinq sous-agents en parallèle, un modèle fixé à chaque appel (sans quoi un sous-agent hérite du modèle le plus cher de la session), une seule vérification par lot, et jamais de workflow multi-agents sans demande explicite de ma part. Déléguer, oui. Déléguer sans compter, non.
Rituel 3 : l’ouverture de session
La clôture rattrapait les oublis en fin de parcours. Il manquait le symétrique : bien partir.
L’ouverture fait le travail de cadrage avant la première ligne de code. Elle vérifie l’état du dépôt, reprend le contexte des sessions précédentes, et reformule l’objectif en une phrase vérifiable. Pas « améliorer le formulaire », plutôt « le formulaire refuse un email invalide côté serveur, et le test le prouve ».
Elle choisit ensuite trois à cinq skills adaptés au type de travail (interface, bug, base de données…) et les place au bon moment de la session. Enfin, elle ouvre un espace de travail isolé, un worktree git, pour que deux sessions menées en parallèle ne se marchent pas dessus. Ce dernier point vient lui aussi du vécu : deux sessions dans le même dossier se sont déjà écrasé le travail sans prévenir.
Sa version actuelle date du 20 septembre 2026, après relecture de huit de mes sessions réelles.
Ce qui a changé
Mon travail est beaucoup plus fluide. Les documents de mes projets sont à jour, sans trou. Les passes de relecture détectent des erreurs que je n’aurais pas vues seul. Et je suis plus serein sur la qualité de ce que je produis avec mon assistant.
Je n’ai pas mesuré le gain de temps. Je ne vais pas vous fabriquer un pourcentage pour faire joli. Le changement le plus net n’est de toute façon pas là : il est dans la charge mentale. Je n’ai plus à me souvenir de la liste. Le rituel s’en souvient pour moi.
Les installer chez vous
Les versions publiées ne sont pas mes fichiers personnels. Mes rituels à moi connaissent mes outils, mes clients et mes dossiers. Les versions publiques sont génériques : elles lisent le fichier de configuration de la personne qui les utilise (son CLAUDE.md) et s’adaptent à son environnement.
Dans Claude Code, deux commandes suffisent :
/plugin marketplace add MatiuDmn/claude-rituels
/plugin install rituels@claude-rituels
Ensuite, dites « on ouvre une session », « on clôture » ou « prends le lead », et le rituel correspondant se déclenche. Le détail est dans le README du dépôt. Licence MIT : reprenez, adaptez, améliorez.
Pour aller plus loin sur la façon dont je structure mon travail avec l’IA, j’ai raconté comment mon second cerveau IA me rappelle mes règles de travail et suit mes clients. Et vous voulez installer ce type de méthode dans votre équipe ? C’est précisément l’objet de mes formations IA.
Restez dans la boucle
Un email par semaine, pas plus. Je filtre le bruit à votre place, et je traduis ce qui reste en clair. Pas de jargon, pas de hype.
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