Second cerveau IA : mes règles et le suivi de mes clients
Un jeudi à huit heures d'écran, un burn-out en 2024 : mon second cerveau IA me rappelle mes règles de travail, et il n'oublie aucun échange avec mes clients.
Le jeudi 17 septembre, j’ai travaillé de 10h30 à 18h10. Ce jour-là, mon seul créneau de travail, c’était 14h-16h.
Je vends pourtant ce discours à mes clients : l’IA doit vous rendre du temps. Moi, ce jeudi, elle me l’a mangé. Enfin, pour être honnête, je le lui ai donné.
Cet article raconte ce qui s’est passé, pourquoi ça compte autant pour moi, et ce que j’ai construit le lendemain matin. Vous verrez que la moitié de l’histoire vous concerne directement, dès que nous travaillons ensemble.
Le jeudi où l’IA m’a mangé ma journée
Mes crédits Claude se rechargent le jeudi à 2h du matin. Des chantiers attendaient depuis plusieurs jours. Alors j’ai foncé : mon application Referys, une plateforme de formation, mon site, l’application d’un club de running, mon coffre de notes. Cinq sujets dans la même journée.
Le soir, j’avais avancé partout. Sauf sur la seule chose qui fait vivre mon activité dans six mois : la prospection. Pas un appel.
Le vendredi matin, pendant mon point du jour, j’ai écrit ce que j’avais appris, avec mes mots : me concentrer sur un seul chantier IA par jour, pour bien le faire, garder du temps pour téléphoner, et ne pas bloquer mon ordinateur toute la journée.

Pourquoi je prends ça au sérieux : mon burn-out de 2024
Un jeudi trop long, ça arrive à tout le monde. Chez moi, ça allume un voyant, parce que j’ai déjà connu la suite.
En 2024, j’ai fait un burn-out. Il n’est pas venu de nulle part. Je ne savais pas dire non. J’acceptais des projets, beaucoup de projets, à un niveau de facturation trop bas. Et comme ils ne rapportaient pas assez, j’en acceptais d’autres, toujours pas assez chers. Un cercle vicieux. Ajoutez à ça trop d’écran, et l’envie de suivre, en plus de tout ça, toute l’effervescence autour de l’IA.
Je n’ai pas pris de cachets. Je me suis soigné en me mettant au running, et avec quelques séances d’hypnose qui ont très bien marché. Je ne suis pas pudique là-dessus. J’ai continué à travailler.
Ce burn-out est devenu ma motivation pour structurer mes semaines, et pour utiliser l’IA de façon très pragmatique et professionnelle, pour qu’elle me fasse gagner énormément de temps. C’est aussi pour ça que je paie les abonnements les plus élevés sur les outils d’IA : ils m’évitent de retomber dans le burn-out, et ils me permettent de faire un travail de qualité.
Ce jeudi-là m’a rappelé une chose simple. L’outil ne protège de rien quand je le laisse remplir mon agenda. Il me protège quand il me rappelle mes propres règles.
Ce que j’ai construit le vendredi matin : des rituels qui me rappellent mes règles
Mon second cerveau, c’est un coffre de notes dans Obsidian. J’y garde ma façon de travailler, mes projets, mes clients, et Claude le relit à chaque session. Vendredi matin, avec un café, j’y ai posé des règles, puis des rendez-vous pour les faire vivre.
Chaque jour, deux points courts. Le matin : mon intention du jour, ce que je choisis de faire, et ce que je choisis de ne pas faire. Un seul chantier IA : quand j’en mets deux, il me le signale. Le soir : les cinq choses dont je suis fier, ce que j’améliore, et quatre cases à cocher. Ma séance de sport. Le déjeuner et le dîner avec Laura, ma femme. L’ordinateur fermé en dehors de mes créneaux. Les réseaux sociaux à distance.
Chaque semaine, un lancement et une clôture. Le lundi, je fixe deux ou trois intentions et le plan des jours. Le vendredi, trente minutes maximum : l’IA compare ce que j’avais prévu avec ce que j’ai fait. Les jours à plusieurs chantiers IA, le travail en dehors des créneaux, la prospection oubliée. Elle ne prend pas de gants, et c’est exactement ce que je lui ai demandé.
Chaque mois, un bilan. Le dernier vendredi, il lit mon chiffre récurrent directement dans ma base clients, et mes habitudes dans mes notes. D’abord les chiffres, ensuite les impressions. Puis une question qui me tient à cœur : l’intention que je me suis fixée est-elle toujours la bonne ?
Et tout est dans mon vrai agenda. Mes créneaux de travail, une heure de prospection au téléphone quatre matins par semaine, avant tout chantier IA, mes séances de sport, et chacun de ces rituels. Une règle qui n’est pas dans l’agenda, je la connais : elle tient trois jours.
Au passage, j’ai réécrit ma journée idéale. Réveil à 7h30, café. Déjeuner avec Laura à 12h15, dîner à 20h30. Entre les deux, mes créneaux, mon sport, et le reste du temps libre pour mes envies, idéalement dehors, parce que je travaille de chez moi, devant un écran. Le soir, un film ou une série avec Laura, puis une demi-heure de lecture.
Dans mes notes, mes valeurs tiennent en trois mots : liberté, santé, présence pour les miens. Ces rituels servent à ça.
Ce que ça change pour vous : je n’oublie aucun échange
La deuxième moitié de l’histoire s’est jouée le même vendredi, et elle concerne les personnes que j’accompagne.
Vous avez déjà dû tout réexpliquer à un prestataire ? Le contexte, ce que vous vous étiez dit la dernière fois, où en était le projet. Ça fatigue, et vous avez l’impression de ne pas compter.
Je veux que ça ne vous arrive jamais avec moi. Alors je me suis construit mon propre outil.
D’un côté, une petite application maison où je suis mes clients : chaque appel, chaque message, chaque avancée sur un chantier, noté le jour même. De l’autre, mon second cerveau, là où je garde toute ma mémoire de travail et où je prépare chaque rendez-vous.
Pendant longtemps, les deux vivaient chacun de leur côté. Depuis vendredi matin, c’est fini, et c’est testé pour de vrai. Je note un appel sur la fiche d’un client, je tape une ligne sur l’avancement de son projet : un quart d’heure plus tard, tout est dans son dossier, daté, sans que je recopie quoi que ce soit.

J’y ai mis trois garde-fous, parce que ce sont vos informations :
- elles restent chez moi, sur mes propres outils ;
- une ligne déjà rangée dans votre dossier n’y est jamais recopiée une deuxième fois ;
- rien n’est marqué « fait » tant que l’outil n’a pas vérifié que c’est bien arrivé.
Concrètement, pour vous : quand vous m’appelez, je sais déjà où nous en sommes. Nous parlons de la suite, pas du passé.
Un même outil, deux effets
Les deux moitiés de cette histoire tiennent ensemble. Un consultant débordé oublie des choses : un rappel promis, un détail de votre dernier appel, la prochaine étape. Un consultant qui protège son temps garde de l’attention pour chacun de ses clients.
C’est ma façon de travailler : peu de clients, bien suivis, avec quelqu’un qui se souvient de vous. Et c’est ce que j’installe aussi chez mes clients, à leur échelle, quand ils me confient ce qui mange leurs semaines. Le principe est le même que celui de mon coach sportif IA : l’IA travaille pour vous à heure fixe, et vous gardez la main.
La durée dira ce qui tient. Le premier bilan mensuel tombe le 25 septembre, le premier mois complet sera octobre. Je vous raconterai ce qui a tenu, et ce qui a cédé.
Restez dans la boucle
Un email par semaine, pas plus. Je filtre le bruit à votre place, et je traduis ce qui reste en clair. Pas de jargon, pas de hype.
Articles similaires
Envie d'aller plus loin ?