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Referys : le moteur IA d'un SaaS que je construis et que j'exploite

Conception et exploitation des mécanismes IA de Referys, le PRM pour conseillers immobiliers. 1 915 générations IA entre mars et juillet 2026.

1 915

Générations IA (mars → juillet 2026)

46

Utilisateurs en base

24

Utilisateurs ayant généré au moins une fois

878

Pic mensuel (juin 2026)

Contexte

Le 22 avril 2026, j’ai supprimé une page entière de Referys. Elle affichait les sept actions les plus urgentes du jour, plus trois signaux de potentiel. La page Actions faisait déjà le même calcul : j’ai fusionné les signaux dedans et laissé une redirection permanente derrière moi. C’est le genre d’arbitrage qui ne se prend qu’en exploitant soi-même le produit qu’on a écrit.

Referys est un PRM (Personal Relationship Manager) pour conseillers immobiliers indépendants. Je l’ai conçu, développé, mis en production et je le fais tourner depuis mars 2026, avec des abonnés payants. Ce n’est pas un mandat client, c’est mon produit : il compte ici comme une preuve de capacité à construire et à opérer, pas comme une référence commerciale. Le récit de sa genèse est raconté à part, dans Pourquoi j’ai créé Referys. Cette fiche parle uniquement des mécanismes IA qui tournent dedans.

Ce que l’IA fait dans le produit

Quinze points d’entrée du code appellent un modèle et débitent un crédit. Ils se regroupent en cinq usages réels :

  • Écrire. Génération d’un message pour un contact donné (prénom, contexte, historique d’échanges), reformulation d’un texte saisi par l’utilisateur, rédaction d’un envoi d’emailing.
  • Adapter la voix. Le produit livre des templates de messages prêts à l’emploi. Un endpoint dédié les réécrit dans la façon de parler de l’utilisateur, plutôt que de laisser chacun partir d’une page blanche.
  • Structurer la parole. Transcription d’une note vocale, puis passage dans un second appel qui en extrait une entrée exploitable. Un conseiller qui sort d’un rendez-vous dicte, l’application range.
  • Lire à la place de l’humain. OCR d’une photo ou d’une capture pour en tirer des fiches contact, lecture d’un bloc de texte collé pour le transformer en contact, préclassification des contacts importés.
  • Assister. Pepito, le copilote conversationnel intégré au produit, son chat et les outils qu’il déclenche, ainsi que les traitements des pipelines location, vendeur et acquéreur.

Où je m’arrête

Aucun de ces mécanismes n’envoie quoi que ce soit. L’IA propose un texte, l’utilisateur le lit, le corrige s’il veut, puis l’envoie lui-même via WhatsApp. Le geste final reste manuel, par conception : un message relationnel signé par quelqu’un qui ne l’a pas lu est un message qui se retourne contre son expéditeur.

Pepito suit la même règle. Il notifie, il propose, il exécute des outils quand on le lui demande dans une conversation. Il ne décide pas à la place du conseiller quel contact mérite d’être relancé aujourd’hui.

Un seul compteur pour tout le moteur

Les quinze points d’entrée passent par le même module de comptage : une fonction lit le compteur du mois, une l’incrémente, une opère le mouvement inverse quand un crédit doit être rendu. Rien ne consomme de l’IA en dehors de ce passage obligé, et un commentaire du code le rappelle explicitement à qui viendrait en ajouter un seizième.

Cette contrainte se voit dans l’offre : le plan gratuit ouvre 10 crédits IA à vie, le plan payant, à 8,99 €/mois, 500 crédits par mois. Elle se voit aussi dans mes coûts, puisque chaque génération consommée est une ligne en base, datée au mois et rattachée à un utilisateur. C’est ce qui rend le tableau ci-dessous possible.

Les chiffres, relevés en base le 2 août 2026

MétriqueValeur
Utilisateurs en base46
Utilisateurs ayant généré au moins un contenu par IA (mars → juillet 2026)24
Générations IA cumulées (mars → juillet 2026)1 915
dont mars 20261
dont avril 202691
dont mai 2026566
dont juin 2026878
dont juillet 2026379
Générations enregistrées du 1er au 2 août 20260
Appels d’outils de Pepito, 13 utilisateurs distincts388
Conversations ouvertes avec Pepito, 10 utilisateurs distincts10
Notifications proactives envoyées, 15 utilisateurs distincts146

L’adoption se lit mieux en effectifs bruts qu’en pourcentages, vu la taille de la base. Au 2 août 2026 : 6 abonnements payants actifs sur 6 ont utilisé la génération IA, l’unique compte illimité aussi, 4 des 11 abonnements en période d’essai, 11 des 26 comptes gratuits, et les 2 comptes gratuits résiliés l’avaient fait avant de partir. Soit 24 utilisateurs sur 46.

Ce que ces chiffres disent, et ce qu’ils ne disent pas

Ils portent sur une base de 46 utilisateurs, dont 7 abonnements payants actifs. À cette échelle, un ratio n’est pas une statistique : « 6 sur 6 » décrit six personnes, rien de plus. C’est la raison pour laquelle les effectifs sont donnés avec leur dénominateur à chaque fois.

Referys n’a pas de colonne de dernière connexion. « Utilisateur actif » n’est donc pas mesurable au sens strict, et les volumes mensuels ci-dessus utilisent l’usage de l’IA lui-même comme approximation de l’activité. Le bloc de signaux hérité de la page supprimée en avril n’a, lui, aucune télémétrie propre : je ne sais pas s’il est regardé.

Juillet 2026 tombe à 379 générations après un pic à 878 en juin. Je n’ai pas de quoi expliquer cette baisse autrement qu’en la constatant : rien dans le produit ne trace le motif d’un arrêt d’usage. Quant au zéro du mois d’août, il couvre deux jours de mois en cours et ne veut rien dire.

Enfin, ces chiffres mesurent le moteur, pas son résultat commercial. Referys sait combien de messages il a aidé à écrire ; il ne sait pas combien de mandats ils ont rapportés à leurs auteurs. Je préfère l’écrire que le suggérer.

Ce que ça change pour vous : une fonctionnalité IA qui part en production sans compteur devient une facture illisible en trois mois. Ici, un point de passage unique impose le quota, journalise l’usage et rend l’adoption vérifiable en une requête, y compris quand elle baisse. C’est exactement le travail de cadrage que je fais chez un client avant d’ouvrir l’éditeur : quels gestes l’IA prend en charge, où l’humain reprend la main, et à quoi on saura que ça sert.

Ce qu’en disent les utilisateurs

Le moteur ne mesure pas les mandats. Les avis publics laissés par les utilisateurs, eux, en parlent :

« 15 jours d’utilisation de Referys et déjà 2 rentrées de mandat dans les tuyaux. Génial ! »

Sandra Martins, mandataire IAD Portugal, avis publié sur referys.com

« Ma liste chaude est mieux suivie, mes rappels clients ne sont plus manqués, et mes clients adorent que je pense à eux pour leur anniversaire. Un vrai gain de temps et une vraie délégation de la charge mentale. »

Mathilde Petit, mandataire IAD France, avis publié sur referys.com

Ce que ça montre

Referys prouve trois choses vérifiables au même endroit : je conçois des mécanismes IA, je les mets en production, et je vis avec ensuite, y compris quand cela veut dire supprimer une page que j’avais écrite. C’est le même travail que je conduis chez mes clients, en diagnostic pour cadrer, puis en accompagnement pour construire et faire tenir dans la durée.